Tea Time the Nerdy Way Ep.6

On tient le rythme les petits amis ! Aujourd’hui pour le tea time je vous présente un type de thé que j’aime tout particulièrement et un type d’histoire que j’apprécie tout autant !

russe

 

Thé Donovan N°1878 + La Princesse Grenouille

Un conte russe comme je les aime : illustré par Bilibine (je vous met un lien vers la page Wikipédia que je n’ai pas lu, je ne promet pas qu’elle soit tout à fait juste mais grosso merdo vous pouvez situer qui est le bonhomme grâce à ça). Ce livre fait partie d’une collection de plusieurs histoires russes publiées en grand format par les Editions la Farandole il y a un petit moment. Une amie de ma mère nous les avaient offert alors que j’était toute gamine et je peux dire que ces histoires ont façonné mon imaginaire et m’ont permit de m’ouvrir très tôt aux différentes versions des histoires que nous connaissons : l’oiseau de feu, la princesse grenouille, kochei l’immortel sont autant de personnages que l’on retrouve sous d’autres formes dans nos contes européens. Un tea time très européen aujourd’hui 🙂
J’aime lire l’une de ces histoire en buvant un thé noir bien fort, généralement un thé russe (héhé qui l’eu cru). Celui-ci est un mélange de Ceylan et de Chine, aromatisé aux huiles essentielles naturelles de bergamote et de citron. C’est le site internet qui le dit et si j’ai bien sentie le mélange des thés et de la bergamote je dois admettre que le citron se fait légers. Je vais m’en refaire une tasse, histoire d’être fixé, j’espère que comme moi vous vous ménagez des moments de tranquillité avec un mug de thé et une belle histoire. Russian Tea Time the Bilibine Way 😉

Tea Time : The Nerdy Way Ep.4

Les petits amis ! Arrêtez tout c’est l’heure du thé ! Comme chaque (de temps en temps ) vendredi c’est l’heure de découvrir ensemble un bon thé avec une lecture geek, nerd, otaku…

Cette semaine je vous propose :

geek anime girl

 

Red Garden de Kirihito Ayamura (ed. 12Bis) + infusion Orange & Grapefruit de Fortnum & Masum

La couleur très rouge de cette infusion achetée chez Fortnum & Mason à Londre m’a rappelé l’esthétisme de cette série d’animation adaptée en manga (d’habitude c’est l’inverse, vous noterez ) : Red Garden du studio Gonzo (2006). L’histoire de quatre adolescentes que tout sépare et qui se retrouvent unies par la mort tragique de leur amie commune, Lise. Un scénario très à l’américaine qui mêle habilement rebondissements fantastiques et histoires de coeur lycéennes dans un New York City digne d’une sitcom. J’avais dévoré les 22 épisodes, acheté les artbooks qui mettent l’accent sur les gardes robes des files, détail intéressant le chara-designer en charge de l’anime est à la base fashion designer ce qui explique les silhouettes très stylisées et les vêtements impressionnants de détails de tous les personnages.
L’infusion Orange & Grapefruit est une excellente découverte : on est bien loin des boissons à goût de flotte de ta mamie ! A la fois douce et acidulée, je l’ai achetée à ma maman mais finalement c’est moi qui la boit !

12 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur le cosplay ! Part.1

Ah le cosplay, ces costumes fous, ces filles en bikinis, ces nerds sexy… Mais dites donc vous êtes sur que nous parlons bien de la même chose ? Au-delà des quelques icônes sexy aux millions de likes sur facebook, le cosplay est une discipline ludique mais chronophage qui apporte bien plus que juste quelques cliques et du fame sur internet. Petit recap’ tranquilou et mise au point sur le cosplay aujourd’hui !

1 – Le cosplay vient des Etats-Unis et pas du Japon, ainsi les premiers cosplay de l’histoire sont « Mr.Skygack from Mars », un personnage du comics éponyme de A.D. Condo en 1908 et Forrest J Ackerman en costume d’homme du futur ou « futuristicostume » lors de la 1er Convention de Science-Fiction, les deux aux états-unis. Ce n’est que dans les années 80 que Nobuyuki Takahashi, alors en voyage aux Etats-Unis et fortement impressionné par la qualité des costumes des participants du WorldCon à L.A., a inventé le mot-valise CosPlay (Costume + Play).

premier cosplay

2 – En Europe il est mieux vu de faire ses costumes soit-même mais au Etats-Unis et en Asie ce n’est pas une obligation. Les cosplayeurs français mais aussi les allemands et les espagnols, conseillent fortement aux nouveaux venus de faire leurs costumes eux-mêmes, tirent une grande fierté de leur travail et louent les efforts de celles et ceux qui choisissent le chemin parfois douloureux du 100% fait maison. En Asie et aux Etats-Unis il n’est pas rare de voir des stars du cosplay poser dans des costumes acheté tout fait ou commissionnés auprès de cosplayers chevronnés ou de couturiers. C’est le cas de la starlette Alodia qui apparait régulièrement dans des costumes fournis par les marques qu’elle représente.

3 – Une « Famous Cosplayers » (ou cosplayeuse connu en bon français) a facilement plus de fans sur Facebook que M.Pokora, et ce sans avoir fait PopStar ! La philippine Alodia Gosiengfiao par exemple a 3,7 millions de fans sur Facebook contre 2,1 millions pour notre idole des jeunes françaises. Sur Instagram c’est la sulfureuse Jessica Nigri qui bat notre minet à plates coutures ! Si ces chiffres restent exceptionnels les famous cosplayers ont rarement moins d’une ou deux dizaines de milliers de fans sur facebook…

instagram
Oui oui je suis abonnée aux photos de Jessica Nigri !
facebook
Nigri, Pokora, Gosiengfiao

4 – Il y a un show de téléréalité sur le cosplay : il s’agit de Heroes of Cosplay diffusé et produit par SyFy. La chaine américaine l’a officiellement vendu comme un « docu-série » mais les dramas à répétition(Monika a dit à becky qu’elle était la dernière cosplayeuse avec qui elle souhaité faire un groupe ! Pendant ce temps Chloé se demande si elle a bien fait de se lancer dans cette aventure parce qu’elle pense que les autres cosplayeurs jugent le physique des participants), le suspense insoutenable (Yaya perdra-t’elle sa couronne sur scène et sera-t’elle disqualifiée ? Victoria avouera-t’elle que c’est son compagnon, Jinyo, qui a fait son costume ?) et les multiples interviews et coupures au (re)montage ne nous trompent pas c’est avec délice (et un pot de popcorn) que j’ai suivi ce divertissement digne d’un Loft Story au pays des cosplayeurs.
(Je ferais un article plus poussé sur cette série, ndPopette)

heroes of cosplay
Chloe dans l’une des nombreuses interviews qui ponctuent le show
10 choses sur le cosplay
Les « héroïnes » de heroes of cosplay

5 – La communauté cosplay est ultra-sexiste… et ce ne sont pas les garçons qui me contrediront ! Alors que les cosplayeuses les plus connues sortent régulièrement de nouveaux sets de photographies, prospèrent sur internet et bénéficient d’une visibilité très importante, les hommes sont largement sous-représentés.
Pour exemple il n’y avait qu’un seul et unique participant au reality show Heroes of Cosplay, Jesse, qui faisait bien pâle figure à côté des nanas hyper motivées de la série. Les téléspectateurs se sont tournés vers les « seconds rôles » de la série, notamment Jinyo le petit ami de Victoria : cosplayer aguerrit à la patience surhumaine il fait presque l’objet d’un culte sur internet !
Il n’est pas rare d’être témoin de « coups de gueules » sur les réseaux sociaux ou lors de discussions entre cosplayeurs : ils se sentent moins reconnus dans leur hobby et éprouvent plus de difficultés à trouver des photographes intéressés par leurs costumes. Réalité ou sensibilités exacerbées ? Ce qui est sur c’est que les galeries de costumes féminins font parties inhérentes de la culture internet et que les cosplayers mâles les plus connus sont ceux qui ont réussi à faire du buzz…

Jinyo, le petit ami de Victoria dans Heroes of Cosplay.
Jinyo, le petit ami de Victoria dans Heroes of Cosplay.
Volpin Prop, la crème de la crème des props makers
Volpin Prop, la crème de la crème des props makers

6 – La question de la sécurité en convention ( et notamment pour les cosplayeurs) divise le continent américain. La convention Canadienne FanExpo encourage ses visiteurs à « faire un câlin » aux cosplayeurs dans une newsletter envoyée la semaine dernière, relançant le débat sur le respect des cosplayeurs et provoquant de vives réactions sur les réseaux sociaux. Les réponses peu convaincantes et pas réellement engagées des organisateurs sont le reflet d’un malaise grandissant inhérent à un milieu déjà pas mal amoché. A l’opposé Emerald City Comicon à Seattle a révélé sur internet un poster indiquant une politique de tolérance zéro quand au harcèlement en convention. Les cosplayeurs américain ont régulièrement communiqué sur internet sur le sentiment d’insécurité grandissant qui se propage (ou se révèle ? ) parmi les fans costumés ces dernières années.

Tolérance ZERO
Tolérance ZERO
Viens combattre le froid et fais un câlin a un cosplayeur...
Viens combattre le froid et fais un câlin a un cosplayeur…

 

UPDATE : Y a marqué PART.1 dans le titre ce qui veux dire qu’il y aura une PART.2… 🙂

 

La suite en cliquant ici-même !

 

Nerdy show !

Coucou les amis !

J’essaye de tenir le rythme sur mes blogs et pour le moment à part les DIYs qui sont un échec retentissant j’ai l’impression de bien gérer ! Je ne sais pas si vous savez mais depuis quelques années, je monte sur scène. J’adore ça. Partager des moments presque intimes avec les gens en face de moi, parfois une poignée d’amis venu me soutenir, parfois de parfais inconnus, est un vrai bonheur et presque une drogue. J’ai commencé il y a une bonne dizaine d’années par faire du cosplay et je me suis tournée vers le burlesque il y a presque trois ans. Ces deux activités me procurent autant de plaisir par leurs différences et leurs similarités.

teaserCe qui me plait dans le cosplay c’est de rendre hommage a des séries, des auteurs, des personnages, coller à l’oeuvre ou juste à un costume, être un héros ou une héroïne que l’on aime le temps d’une journée. Partager avec les autres fans, faire rêver les gosses et les adultes, rappeler aux spectateurs des souvenirs de gamins scotchés devant une console, un dessin-anime, un jeu vidéo ou un BD.
Ce qui me plait dans le burlesque c’est la liberté de créer sans aucunes limites (bon sauf le budget soyons honnêtes ;p ). Faire frissonner les spectateurs, séduire les femmes et les hommes par mes mimiques ou mon humour, éblouir par mes costumes…
Et quand ces deux univers se rencontrent ça fait des étincelles pailletés comme si Sailor Moon venait faire de gros prouts magiques et que ça balançait des étoiles partout !

AFFICHE_PREMIERESFOIS DEFSamedi soir je participe à la première édition de la soirée Première Fois : des Balls comme ça co-organisée par mon pote de toujours Yacine Belhousse ! Il s’agit d’une soirée ou artistes débutants ou confirmés présentent sur scène que de l’inédit jamais montré devant un publique ! J’adore l’idée et du coup nous avons brainstormé devant un plat de sushis pour trouver de bonnes idées à mettre dans un nouveau numéro. Comme je savais pas trop sur quoi partir, j’ai attrapé ce gros paquet de bonnes idées, je l’ai balancé dans mon robot mixeur, j’ai bien tassé et ça fait un truc marrant (j’espère) et sexy (y a des chances) mais pas vulgaire (on verra).
Je ferais donc pour la toute première fois sur scène samedi soir le numéro le plus geeky, le plus nerdy, celui qui parle à vos petits coeurs d’otaku, et j’espère bien que ça vous plaira !

Et comme Yacine est un bon gros nerd il a mis en place un super système de billetterie de couleur : jaune pour le cabaret, bleu pour le concert, jaune/bleu pour les deux !

La folle semaine de SuperPopette

Aloha !

Tout d’abord désolée d’avoir mis un peu de temps à revenir par ici, j’ai eu une semaine de FO-LIE la semaine dernière et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! Bon je ne sais même pas par quoi commencer… Ah oui ! Dimanche dernier (pas le dernier, mais celui d’avant) je reçoit un sms me demandant si je suis dispo jeudi aprem pour me faire coiffer par des étudiants japonais ! C’est un plan rigolo que j’ai eu par la jolie Maxence (je vous parlerais d’elle une autre fois, cette fille est incroyable) et c’est donc la deuxième fois que je me rendais à l’institut Revlon pour me faire coiffer par des étudiants japonais en première année de coiffure. La dernière fois j’avais l’air d’une fermière du 18e siècle qui se serait roulé dans des bottes de foins. cette fois-ci le thème imposé était glamrock si j’ai bien compris et j’ai même pensé à faire des photos !

coiffure

L’après-midi est passée assez rapidement, les japonais et les françaises essayant de communiquer tan bien que mal. J’ai une fois de plus fait un carton en leur parlant de cosplay et de X-Japan, que j’écoutais quand j’avais 18ans !

Le mercredi soir se positionnait dans une thématique « chelou » puisque je posais pour un projet d’art d’une de mes copines, nue, saucissonnée dans du scotch. je n’ai pas de photo souvenir mais comme je ressemblait à une espèce de petit gigot ce n’est pas bien grave !

Enfin vendredi quelques cosplayeuses avaient rendez-vous avec CoolADN notre photographe de cosplay préféré (enfin le mien, son frigo est toujours de plein de bonnes choses pendant les shootings ^^) pour qu’il puisse nous shooter sur le stand Kawasaki du Salon de la Moto. Une soirée pleine de folie et de champagne sur laquelle je reviendrais dès que j’aurais quelques photos à vous montrer. Pour vous faire patienter, un gif de bon gout fait dans les backstages. Vous êtes gâtés !

L'une de ces cosplayeuses ne peut pas s'arrêter de papoter, laquelle ?
L’une de ces cosplayeuses ne peut pas s’arrêter de papoter, laquelle ?

Parfois je me prends pour Nikos Aliagas

Aujourd’hui j’ai une confession à vous faire. Pas que ce soit un secret bien gardé mais disons que j’ai quand même envie d’avoir l’impression de partager un truc fort avec vous. Du lourd.
Parfois, dans ma salle de bain, je prends ma brosse à dent et je me présente des trucs dans mon miroir. Genre « eeeet maiiintenant ! A la force de son poigneeeet elle va se laver les deeeents !  » et ensuite je commente ma dextérité et ma technicité en postillonnant allègrement des hectolitres de dentifrice.

Passé cette confession très très intime, je peux aborder le sujet du jour etvous raconter comment, grâce à Philippe Lauby, j’ai pu réaliser un de mes rêves : présenter un concours de cosplay.

Nikos  aliagas et Sandrine quetier du cosplay français
Niko et Sandrine en pleine Interview de Peter Parker

Je suis très très sérieuse et en même temps hyper fière de vous dire ça. J’ai présenté un concours de cosplay. Avec un micro. Sur scène. Avec un co-présentateur du tonnerre. Et les gens ont aimé. Et ensuite j’ai fait des pompes.
Tout a commencé lors de mon voyage en Belgique il y a un mois. La soirée du samedi, nous étions pas mal de cosplayers français et belges à nous retrouver autours de plats chino-japonais et j’ai fait la connaissance de Philippe créateur du site Pixidoll.com. Je savais qu’il avait organisé des évènements cosplay ces dernières années et nous nous sommes découverts pas mal de points communs, notamment notre intérêt pour la culture cosplay internationale (je vous en reparlerais). Alors que nous parlions de l’organisation des concours cosplay à Paris Comics Expo je lui ai proposé de présenter le concours. Je ne sais pas comment j’ai eu les couilles de le faire si naturellement mais il a réagit positivement et m’a mise en contact avec Kevin, alias Han Jones (un fan de H.Ford vous l’aviez deviné) qui fut ma Sandrine Quétier durant deux jours. Alors oui je suis Nikos et Kevin est Sandrine, parce que c’est ça aussi la parité, on a pas besoin d’être une fille pour faire le rôle d’une fille et inversement.
D’ailleurs j’avais décidé de cosplayer Nick Fury pour co-présenter le concours du samedi : un personnage masculin que j’adore et auquel j’espère avoir fait honneur. Le public a bien aimé et beaucoup de cosplayers m’ont appelé Nikita Fury le lendemain en me reconnaissant.

Sur scène je me suis éclatée ! Le public du samedi plus agé et plus connaisseur que celui du dimanche m’a permit de partager mes petites histoires (parfois un peu pointues) sur les personnages qui défilaient devant nous, issus pour la pluspart de comics harchi-connus du grand public mais dont les interprètes les plus jeunes ignoraient parfois les anecdotes de vieux fans. Dans un soucis d’égalité des sexes j’ai proposé les mêmes petits jeux à garçons et filles confondus. D’abord je demandais aux garçons en cosplay de superheroes de faire des pompes puis aux filles en costumes sexy de tourner sur elle-même pour montrer leur postérieur à la foule qui devait à chaque fois se manifester. Très vite j’ai inversé les rôles et la foule a put hurler de joie en matant les fesses de Lobos, Wolverine ou Austin Powers; ensuite les filles ont fait des pompes comme des chefs et je salue au passage Starfire et Black Widow qui ont géré alors que c’était un exercice plutôt compliqué dans leurs costumes. Bien entendu je me suis prêtée au jeu et j’ai dut faire dix pompes en talons hauts et serre-taille. Mon respect infini aux héroïnes qui sauvent le monde dans ses tenus au file des pages de nos BD préférées…

J’espère pouvoir réitérer l’expérience sur d’autres évènements, c’est réellement une nouvelle façon de cosplayer que j’ai découvert et dans laquelle je pense pouvoir sincèrement m’éclater après 13 longues années à arpenter les conventions et les concours… Un peu ma renaissance cosplayesque personnelle et je compte bien explorer encore un peu plus la chose 😉

Bisous les petits filous !

Le cosplay, cette quête héroïque !

Salut les petits amis !

Mon dernier post ici date d’il y a presque un mois, pendant ce temps que faisais-je planquée dans ma bat-cave ? Et bien j’ai fait presque deux nouveaux costumes en 10 jours ! Oui oui même pas peur, j’aime bosser un peu dans le rush, sentir le vent fouetter mon visage et les éléments se déchainer autours de moi comme si une quelconque présence supérieur ne souhaitais pas me voie achever ma quête… Bon je m’emballe un brin mais parfois finir un costume dans les temps relève un petit peu de la quête héroïque !

Chapitre premier : où l’on voit notre héroïne choisir non pas une mais deux quêtes à réaliser en même temps, telle la JCVD du cosplay, un pied sur chaque camion et les cheveux au vent !

Vous le saviez je suis une nana pas très compliquée quand il s’agit de se choisir deux costumes à faire rapidement : du superhéros, du Marvel, du DC, du vinyl parce que ça brille bien, des faux-cils et pas mal de laque super fixante sont les éléments indispensables à ma sélection de costume. En tan que fan inconditionnelle de Bruce Timm (je vous parlerais du timmverse un jour, promis ) j’ai donc effectué une recherche sur notre moteur de recherche préféré afin de définir quel costume je pourrais faire sans acheter de perruque et avec juste un reste de vinyl strech noir et de simili-cuir blanc. Je suis tombée rapidement sur une illustration de Nick Fury qui m’a fait penser à un espion 60’s. j’aime beaucoup ce personnage et l’esthétique retro de sa tenue a fini de me séduire, il ne me restait qu’un costume à choisir. Je décidais de m’orienter vers un personnage DC Comics car je souhaiter cosplayer du Marvel le samedi et voulait rendre hommage aux deux grands éditeurs, un jour chacun. J’optais pour Poison Ivy, dans l’une de ses tenues les plus basiques : body, gants, bottes et collants verts. Pas de fioritures ni de petites plantes sur cette tenue simplissime qui rend bien hommage à celle que nous appelions en France l’Empoisonneuse et à qui il a fallut quelques décennies (et pas mal de substances illicites si vous voulez mon avis) pour parvenir à cette teinte verte sur les joues pas du tout naturelle.

Chapitre deux : si rien ne sert de courir, il faut tout de même partir. Où il est question de faire un costume en deux nuits, une bouteille de vin blanc à la main.

Je me lançait à corps perdu dans cette aventure au pays du tissus plastifié et c’est en chantant au rythme de ma playlist « les plus grandes chansons d’amour de Disney » que j’attaquais la veste de Nick Fury, sans patron de couture pour me guider, m’orientant grâce aux étoiles dans le ciels et à la couleur des arbustes dans la terre sèche et aride… vous voyez ce que je veux dire ?

Bref, j’avançait rapidement sur la route de la réussite cosplayesque, m’attaquant bravement aux ceintures en simili-cuir blanc lorsque je me retrouvais face à un premier problème : ma machine à coudre toute neuve et performante qu’elle était restait incapable de coudre les tissus plastifiés sur l’endroit et je devais soit me contenter de petits points de couture très serrés et bien peu esthétiques, soit m’essayer à la technique dites « du papier toilette » consistant à placer une feuille de papier toilette entre le pied de la machine et le tissus, à coudre le tout tel quel et, une fois la couture effectuée, à retirer les saloperies de petits morceaux coincés sous les films à la pince à épiler. Vous vous en doutez lecteur : je suis courageuse mais bien peu téméraire et décidait (la mort dans l’âme bien entendu) à me contenter de petits points de couture inesthétiques. De loin de toute façon ça se voit pas sur les photos. Je bataillais ensuite un petit peu sur le col, mais arrivait à un résultat plutôt réussis en quelques soirées seulement. Il me manquait juste les petites pochettes blanches à coudre et à fixer sur la ceinture et, sur de moi, décidait de m’octroyer une pause bien méritée avant de me remettre au travail.


…….
… Quelle folle j’étais ! Quelle douce innocence fut la cause de ma perte ! Ô rage ! Ô désespoir ! Ô traitre George ! Ô GEOOOORGE.  Ma pause devant L’Americain avec George Clooney sonna le glas de ma soirée couture et j’allais me coucher le sourire au lèvre, la tête pleine d’images de George sans chemise et sans pantalon.

Lorsque je reprit mes esprit je devais avancer sur mon deuxième costume, Poison Ivy et n’avais plus de temps à consacrer à mes petites pochettes. Je décidais qu’en travaillant promptement et sans trainasser je pourrais être capable de rattraper mon retard et de m’attaquer à ces petites saletés en simili-cuir en dernière minute. Je réalisais donc rapidement un body en vinyl vert, en deux parties, dans un tissus strech uniquement dans un sens, aux coutures largement solidifiées afin de ne pas avoir à poser de fermeture éclaire. Je réalisais ensuite un boot-covert sur mes jolies bottes roses et marrons achetées chez André pour une bouchée de pain et dont la forme un peu plissée augmentais ce potentiel retro si séduisant. Erreur de NOOB ! Mes bottes se transformèrent très rapidement en bottes de lutin, bien peu sexy ! Je décidais de me rassurer et d’essayer les bottes et le body ensemble, de prendre une photo et de l’envoyer à Sikay et Ashe via une conversation facebook démarrée la veille afin de décider si nous allions, ou non, nous rendre sur place à la convention. Nous perdons toujours beaucoup de temps à nous organiser en vu d’une convention, pour ensuite arriver chacune de notre côté : Sikay hyper tôt pour une raison qui m’échappera toujours (certainement la mauvaise influence de Nikita Cosplay), Eva à l’heure dite et moi ensuite, parce que je suis généralement en retard.
Où en étions-nous ? à oui la photo ! Les remarques de mes camarades, d’une grande cruauté, me marquèrent au plus profond de moi et je vous les livres ici, le coeur (et l’égo) en morceau : « oh c’est mignon on dirait un haricot vert sexy ». Jugez plutôt, ô lecteurs. C’est DEGUEULASSE ON EST BIEN D’ACCORD ??? Et le fait que je ressemble EFFECTIVEMENT a un haricot vert n’a rien a voir avec la tambouille !

Chapitre trois : un miracle est si vite arrivé !

Le vendredi veille de la convention je travaillais comme effeuilleuse burlesque avec mes compères Mrs Rose et Soa de Muse et ne put donc avancer mes costumes. Je les accuses même avec la grande mauvaise foi qui me caractérise de m’avoir détourné du chemin de ma quête cosplayesque, m’appâtant sournoisement avec du MaïTaï et des cajoles. Je sais aujourd’hui avec le recul qu’ils me jalousaient secrètement de mon costume de sexy-legume et ne souhaitaient pas me voir accomplir d’exploit cosplayesque.
Je me levais donc samedi matin à une heure indécente, ma copine la gueule de bois s’acharnant sur mon crâne avec beaauuuuucoup d’application et de cruauté, et courrait au magasin de farces et attrapes à côté de mon QG pour faire quelques emplettes : laque blanche pour donner à mon personnage ce côté vieux-beau qui caractérise Nick Fury, faux cigares et eye patch de pirate. Ce dernier étant bien trop grand pour moi j’en bricolais un rapidement avec des reste de viny, mangeait un petit brunch bien mérité devant Pacific Rim et me coiffait d’un énorme chignon et d’une banane très 60’s. J’arrivait à l’heure à la convention.
[Je ferais le retours convention une autre fois, ici il s’agit de la quête des costumes, pas du micro !]
Samedi soir (premier verre de vin blanc) je décidais de reprendre mon costume de Poison Ivy ayant, dans un éclair de lucidité, compris que la colle à postiches ne réussirait pas à elle seule à maintenir mon mini-body sur ma poitrine. je découpait le haut du body afin d’en faire une espèce de culotte à taille très très haute. Ensuite je sortais le patron de corset que j’utilises pour tous mes corsets taillais une espèce de mini-bustier baleiné dans des chutes de vinyl vert. Satisfaite du résultat me me décidait (un deuxième verre de vin blanc) à renforcer mes gants verts à l’aide d’un sac en carton et de morceaux de vinyl. Je souhaitais leur donner un aspect proche des gants larges des héros retros et optais pour la solution simple mais efficace de poser par-dessus des gants en lycra un espèce de bracelet de tissus rigide de même couleur (mais ici en vinyl assorti au costume). Satisfaite une fois de plus, j’entreprit de me servir un troisième verre de vin lorsque mes pieds se prirent dans un sac en plastique tombé de l’une de mes caisses à costume. Sentant qu’il s’agissait d’un coup du destin (j’ai pas mal d’intuition parfois) je l’ouvrit et trouvait à l’intérieur une perruque parfaite pour porter avec le costume le lendemain. Car oui j’ai oublié, lecteurs, d’aborder ce point douloureux : ma lace front wig de Poison Ivy n’est JAMAIS ARRIVEE. Je suis atteinte d’un mal que l’on appel la Lose des Perruques, c’est très sérieux. Donc, disais-je, je trouvais cette perruque, me servait un troisième verre et m’endormait devant la finale de Danse avec les Stars.
Le lendemain j’oubliais mes gants chez moi et décidait en fin de compte de porter des bottes vertes que j’avais déjà au lieu des bottes de lutin/noob/david le gnome/elfe des forets/pluie que j’avais réalisé quelques jours plus tôt. Mais quand même ça rendait pas mal.

Bisous.
Popette

Cosplayer dans son habitat naturel

J’ai toujours apprécié les projets photographiques cosplayesque un peu funky qui vont plus loin que la nana en position « idole japonaise » devant un parterre de fleurs. Le photographe Autrichien Klaus Pilcher a eu l’idée de prendre en photo des cosplayers chez eux et les clichés sont étonnant et drôle à la fois. Sa série « Just the two of us » est tout simplement géniale…

« Who hasn’t had the desire just to be someone else for awhile? Dressing up is a way of creating an alter ego and a second skin which one’s behaviour can be adjusted to. Regardless of the motivating factors which cause somebody to acquire a costume, the main principle remains the same: the civilian steps behind the mask and turns into somebody else. ’Just the Two of Us’ deals with both: the costumes and the people behind them. »

(from Beautiful Decay )

Just the two of us, Klaus Pichler, 2013 Just the two of us, Klaus Pichler, 2013 Just the two of us, Klaus Pichler, 2013 Just the two of us, Klaus Pichler, 2013

Once Upon a Time Regina Cosplay à Japan Expo Belgium

Salut les petits loups ! Je vous ai un peu délaissés ces derniers temps (depuis Août, j’ai honte), toute prise que j’étais par mes nombreuses activités (notamment la reprise du Blog de Nana de la PinkSchool, qui me fait bien marrer !). Je trouve quand même le temps de faire de la couture, et me voilà en ce moment dans une véritable galère cosplayesque. Je vous explique.

REGINA WEEK – DAY 1 : choisir sa tenue, une explication colorimétrique pas si évidente mais pas non plus trop compliquée.