Faire le costume d'Ashitaka de Princesse Mononoké

Bonjour les petits amis, bon lundi !

En avril, mai et juin dernier j’ai gâléré sur un costume dans lequel personne ne m’a reconnu : je parle de mon deuxième crossplay porté lors de Japan Expo. Il s’agissait du costume du beau jeune prince dans l’animé culte des studios Ghibli Princesse Mononoké. Un choix de costume qui m’a poussé à sortir de ma zone de confort et à me travestir en garçon.

Princesse Mononoké

Choisir les matières et commencer le kimono, les chaussures et la bourse

La première étape a été de choisir les matières pour ce costume. Cécile et moi avons opté pour des matériaux naturels afin de coller au plus près à l’anime Princesse Mononoké. J’ai décidé de faire ma tenue en lin et j’ai donc acheté une grande pièce de tissus dont j’ai teint en bleu les morceaux pour le kimono. J’ai ensuite utilisé de la suédine, une matière dont j’aime le rendu velouté et la facilité d’utilisation pour faire les manches, les jambes et la ceinture du kimono.
Les chaussures sont des bottes compensées découpées pour en faire des bottines et pour être à peu près à la hauteur de Cécile. J’ai tracé un patron dans du papier de soie puis j’ai découpé les pièces dans un morceau de cuir acheté chez Sacrés Coupons. J’ai eu quelques difficultés à faire les fausses coutures du bas de la chaussure puisque j’ai du ajouter la cordelette et coller le cuir à la semelle au fur et à mesure. Il m’aura fallut au final une journée entière pour venir à bout de ces foutues chaussures.
La bourse a été réalisée tout simplement à partir d’un patron de bourse médiévale trouvé sur internet et simplifié. J’ai utilisé trois petites chutes de cuir de trois rouges différents achetés aux marché St Pierre pour donner un côté un peu raccommodé à ce petit accessoire, j’ai ajouté ensuite deux perles en bois pas tout à fait similaires à celles de l’image de référence mais je les avaient déjà.

La cape, l’épée et les peintures

Ensuite je me suis attaquée à la cape qui a représenté le gros du travail sur ce costume… pour au final être abandonnée deux jours avant le concours. J’ai donc dépiauté consciencieusement des balais en paille de riz pour coller au plus près à la réalité historique et ai cousu et collé des petits fagots de paille sur une structure en toile de jute. Cette cape hyper rigide aurait pu être certainement plus ronde si je l’avais ébouillantée (elle aurait alors été thermo-formée, vous suivez ? ;p) mais je me suis surtout rendue compte que je faisais une espèce de réaction à la paille : il suffisait que je la porte plus de 5 minutes pour que mes bras, ma poitrine et mon cou se couvrent de boutons rouges et me gratte furieusement. La solution de repli c’était des jupes hawaiienne cousues sur une base en toile de jute. Je suis très contente du résultat finale même si jeter la première cape sur laquelle j’ai travaillé presque deux mois m’a fait très mal au coeur.

Les accessoires n’ont pas été difficiles à faire : l’épée peinte et décorée a été collée dans le fourreau que j’ai fait en tapis de sol recouvert de suédine et de cuir fournit par Cécile. La tête du dieu cerf a été faite en fourrure et suédine, d’après un patron de peluche trouvé sur internet et largement modifié. J’ai ensuite ajouté de la bourre et ai collé les yeux (des boules transparentes peintes à la peinture pour vitrail ) avec de la colle chaude. C’est Cécile qui a fait la peinture et les cornes. J’ai juste glissé deux lampes LED dans la tête pour que les yeux s’illuminent, un effet super cool mais totalement invisible sur scène :/

Les peintures pour signifier la malédiction qui s’empare de Ashitaka c’était ce qui me faisait le plus flipper et finalement j’ai géré en un rien de temps : j’ai cousu le torse et découpé une bande de lycra pour le bras. J’ai ensuite protégé mon mannequin avec du film plastique et j’ai peint les motifs avec trois teintes de peinture pour tissus. C’est allé très vite et je suis très contente du résultat !

Les finitions, la perruque

Il ne me restait que quelques finitions à faire : découper les nombreuses bandes qui font normalement office de fermeture pour les manches, les jambières, le pantalon… et que j’ai faites tantôt en suédine, tantôt en cuir. Cécile a coupé ma perruque sur ma tête et je l’ai repassée au fer le matin même pour lui donner un côté bien raide. Crevée par le stress de la nouvelle cape, c’est encore Cécile qui a fini de coudre quelques points dessus et qui a fait les serpents en vynil sur mon bras. Sans elle ce costume n’aurait pas été aussi cool et n’aurait même certainement pas existé 🙂

Pauline, alias Popette, fait du cosplay depuis 2000 et représente la France au World Cosplay Summit en 2004 et 2005, au Japon. En 2016 Popette décide de se lancer dans une nouvelle aventure : épaulée par les éditions Glénat et forte du succès de son blog, elle écrit un ouvrage sur le cosplay, premier dans son genre en France. L'Abécédaire du Cosplay sort le 28 juin 2017.
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