Le cosplay, cette quête héroïque !

Salut les petits amis !

Mon dernier post ici date d’il y a presque un mois, pendant ce temps que faisais-je planquée dans ma bat-cave ? Et bien j’ai fait presque deux nouveaux costumes en 10 jours ! Oui oui même pas peur, j’aime bosser un peu dans le rush, sentir le vent fouetter mon visage et les éléments se déchainer autours de moi comme si une quelconque présence supérieur ne souhaitais pas me voie achever ma quête… Bon je m’emballe un brin mais parfois finir un costume dans les temps relève un petit peu de la quête héroïque !

Chapitre premier : où l’on voit notre héroïne choisir non pas une mais deux quêtes à réaliser en même temps, telle la JCVD du cosplay, un pied sur chaque camion et les cheveux au vent !

Vous le saviez je suis une nana pas très compliquée quand il s’agit de se choisir deux costumes à faire rapidement : du superhéros, du Marvel, du DC, du vinyl parce que ça brille bien, des faux-cils et pas mal de laque super fixante sont les éléments indispensables à ma sélection de costume. En tan que fan inconditionnelle de Bruce Timm (je vous parlerais du timmverse un jour, promis ) j’ai donc effectué une recherche sur notre moteur de recherche préféré afin de définir quel costume je pourrais faire sans acheter de perruque et avec juste un reste de vinyl strech noir et de simili-cuir blanc. Je suis tombée rapidement sur une illustration de Nick Fury qui m’a fait penser à un espion 60’s. j’aime beaucoup ce personnage et l’esthétique retro de sa tenue a fini de me séduire, il ne me restait qu’un costume à choisir. Je décidais de m’orienter vers un personnage DC Comics car je souhaiter cosplayer du Marvel le samedi et voulait rendre hommage aux deux grands éditeurs, un jour chacun. J’optais pour Poison Ivy, dans l’une de ses tenues les plus basiques : body, gants, bottes et collants verts. Pas de fioritures ni de petites plantes sur cette tenue simplissime qui rend bien hommage à celle que nous appelions en France l’Empoisonneuse et à qui il a fallut quelques décennies (et pas mal de substances illicites si vous voulez mon avis) pour parvenir à cette teinte verte sur les joues pas du tout naturelle.

Chapitre deux : si rien ne sert de courir, il faut tout de même partir. Où il est question de faire un costume en deux nuits, une bouteille de vin blanc à la main.

Je me lançait à corps perdu dans cette aventure au pays du tissus plastifié et c’est en chantant au rythme de ma playlist « les plus grandes chansons d’amour de Disney » que j’attaquais la veste de Nick Fury, sans patron de couture pour me guider, m’orientant grâce aux étoiles dans le ciels et à la couleur des arbustes dans la terre sèche et aride… vous voyez ce que je veux dire ?

Bref, j’avançait rapidement sur la route de la réussite cosplayesque, m’attaquant bravement aux ceintures en simili-cuir blanc lorsque je me retrouvais face à un premier problème : ma machine à coudre toute neuve et performante qu’elle était restait incapable de coudre les tissus plastifiés sur l’endroit et je devais soit me contenter de petits points de couture très serrés et bien peu esthétiques, soit m’essayer à la technique dites « du papier toilette » consistant à placer une feuille de papier toilette entre le pied de la machine et le tissus, à coudre le tout tel quel et, une fois la couture effectuée, à retirer les saloperies de petits morceaux coincés sous les films à la pince à épiler. Vous vous en doutez lecteur : je suis courageuse mais bien peu téméraire et décidait (la mort dans l’âme bien entendu) à me contenter de petits points de couture inesthétiques. De loin de toute façon ça se voit pas sur les photos. Je bataillais ensuite un petit peu sur le col, mais arrivait à un résultat plutôt réussis en quelques soirées seulement. Il me manquait juste les petites pochettes blanches à coudre et à fixer sur la ceinture et, sur de moi, décidait de m’octroyer une pause bien méritée avant de me remettre au travail.


…….
… Quelle folle j’étais ! Quelle douce innocence fut la cause de ma perte ! Ô rage ! Ô désespoir ! Ô traitre George ! Ô GEOOOORGE.  Ma pause devant L’Americain avec George Clooney sonna le glas de ma soirée couture et j’allais me coucher le sourire au lèvre, la tête pleine d’images de George sans chemise et sans pantalon.

Lorsque je reprit mes esprit je devais avancer sur mon deuxième costume, Poison Ivy et n’avais plus de temps à consacrer à mes petites pochettes. Je décidais qu’en travaillant promptement et sans trainasser je pourrais être capable de rattraper mon retard et de m’attaquer à ces petites saletés en simili-cuir en dernière minute. Je réalisais donc rapidement un body en vinyl vert, en deux parties, dans un tissus strech uniquement dans un sens, aux coutures largement solidifiées afin de ne pas avoir à poser de fermeture éclaire. Je réalisais ensuite un boot-covert sur mes jolies bottes roses et marrons achetées chez André pour une bouchée de pain et dont la forme un peu plissée augmentais ce potentiel retro si séduisant. Erreur de NOOB ! Mes bottes se transformèrent très rapidement en bottes de lutin, bien peu sexy ! Je décidais de me rassurer et d’essayer les bottes et le body ensemble, de prendre une photo et de l’envoyer à Sikay et Ashe via une conversation facebook démarrée la veille afin de décider si nous allions, ou non, nous rendre sur place à la convention. Nous perdons toujours beaucoup de temps à nous organiser en vu d’une convention, pour ensuite arriver chacune de notre côté : Sikay hyper tôt pour une raison qui m’échappera toujours (certainement la mauvaise influence de Nikita Cosplay), Eva à l’heure dite et moi ensuite, parce que je suis généralement en retard.
Où en étions-nous ? à oui la photo ! Les remarques de mes camarades, d’une grande cruauté, me marquèrent au plus profond de moi et je vous les livres ici, le coeur (et l’égo) en morceau : « oh c’est mignon on dirait un haricot vert sexy ». Jugez plutôt, ô lecteurs. C’est DEGUEULASSE ON EST BIEN D’ACCORD ??? Et le fait que je ressemble EFFECTIVEMENT a un haricot vert n’a rien a voir avec la tambouille !

Chapitre trois : un miracle est si vite arrivé !

Le vendredi veille de la convention je travaillais comme effeuilleuse burlesque avec mes compères Mrs Rose et Soa de Muse et ne put donc avancer mes costumes. Je les accuses même avec la grande mauvaise foi qui me caractérise de m’avoir détourné du chemin de ma quête cosplayesque, m’appâtant sournoisement avec du MaïTaï et des cajoles. Je sais aujourd’hui avec le recul qu’ils me jalousaient secrètement de mon costume de sexy-legume et ne souhaitaient pas me voir accomplir d’exploit cosplayesque.
Je me levais donc samedi matin à une heure indécente, ma copine la gueule de bois s’acharnant sur mon crâne avec beaauuuuucoup d’application et de cruauté, et courrait au magasin de farces et attrapes à côté de mon QG pour faire quelques emplettes : laque blanche pour donner à mon personnage ce côté vieux-beau qui caractérise Nick Fury, faux cigares et eye patch de pirate. Ce dernier étant bien trop grand pour moi j’en bricolais un rapidement avec des reste de viny, mangeait un petit brunch bien mérité devant Pacific Rim et me coiffait d’un énorme chignon et d’une banane très 60’s. J’arrivait à l’heure à la convention.
[Je ferais le retours convention une autre fois, ici il s’agit de la quête des costumes, pas du micro !]
Samedi soir (premier verre de vin blanc) je décidais de reprendre mon costume de Poison Ivy ayant, dans un éclair de lucidité, compris que la colle à postiches ne réussirait pas à elle seule à maintenir mon mini-body sur ma poitrine. je découpait le haut du body afin d’en faire une espèce de culotte à taille très très haute. Ensuite je sortais le patron de corset que j’utilises pour tous mes corsets taillais une espèce de mini-bustier baleiné dans des chutes de vinyl vert. Satisfaite du résultat me me décidait (un deuxième verre de vin blanc) à renforcer mes gants verts à l’aide d’un sac en carton et de morceaux de vinyl. Je souhaitais leur donner un aspect proche des gants larges des héros retros et optais pour la solution simple mais efficace de poser par-dessus des gants en lycra un espèce de bracelet de tissus rigide de même couleur (mais ici en vinyl assorti au costume). Satisfaite une fois de plus, j’entreprit de me servir un troisième verre de vin lorsque mes pieds se prirent dans un sac en plastique tombé de l’une de mes caisses à costume. Sentant qu’il s’agissait d’un coup du destin (j’ai pas mal d’intuition parfois) je l’ouvrit et trouvait à l’intérieur une perruque parfaite pour porter avec le costume le lendemain. Car oui j’ai oublié, lecteurs, d’aborder ce point douloureux : ma lace front wig de Poison Ivy n’est JAMAIS ARRIVEE. Je suis atteinte d’un mal que l’on appel la Lose des Perruques, c’est très sérieux. Donc, disais-je, je trouvais cette perruque, me servait un troisième verre et m’endormait devant la finale de Danse avec les Stars.
Le lendemain j’oubliais mes gants chez moi et décidait en fin de compte de porter des bottes vertes que j’avais déjà au lieu des bottes de lutin/noob/david le gnome/elfe des forets/pluie que j’avais réalisé quelques jours plus tôt. Mais quand même ça rendait pas mal.

Bisous.
Popette

Pauline, alias Popette, fait du cosplay depuis 2000 et représente la France au World Cosplay Summit en 2004 et 2005, au Japon. En 2016 Popette décide de se lancer dans une nouvelle aventure : épaulée par les éditions Glénat et forte du succès de son blog, elle écrit un ouvrage sur le cosplay, premier dans son genre en France. L'Abécédaire du Cosplay sort le 28 juin 2017.
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